« J’ai l’impression d’être une toile neutre, sans motif, sans but, sans paysage ; une nature morte, un vase – clos – brisé, dont on aurait éparpillé les morceaux… Vous comprenez Angloma ? »
« Je comprends, oui ; enfin, j’imagine que je comprends… »
« Je suis lasse, tellement lasse… Je me demande parfois à quoi ça rime tout ça… Et tout ce vide autour de moi… Vous m’entendez Angloma ? »
« Je vous entends, oui ; enfin, j’imagine que je vous entends… »
« Toutes ces heures en creux, remplies de souvenirs à la dérive… Can you feel it Angloma ? »
« Je le sens, oui ; enfin, j’imagine que je le sens… »
« Des silhouettes surgissant de nulle part envahissent mon œil mi-clos et anéantissent – au loin – mes raisons d’espérer… Les voyez-vous Angloma ? »
« Je les vois, oui ; enfin, j’imagine que je les vois… »
Photos by Alpdf
« Tous les pores de ma peau s’ouvrent en autant de gouffres béants et voilà que je tombe – voyez comme je tombe ! – aspirée à l’intérieur de moi-même comme dans un puits sans fond… Vous me suivez, dites, Angloma ? »
Angloma ?
Angloma ?
Angloma ?




















53
Au fond d'un puits noir sans fond, C'est le néant qui t'appelle En y hurlant ton prénom Qu'il vocifère et épelle Regarde donc la lumière L'Ange est venue te chercher Cette si douce poussière D'étoile au souffle caché
Tout cela est un brin angoissant, enfin j'imagine que ça l'est... Bon, ben avec un peu de chance, il y a une formule de lévitation au fond du puit... On s'retrouve là haut !!!