45. Making-of Ferber

Je ne crois pas vous avoir dit que j’avais bien connu le Capitaine Ferber, avec qui, le 30 septembre 1899 – sur un planeur de huit mètres de surface –, je me suis lançé d’un sommet des environs de Genève.

Que d’émotions… Surtout que ce premier coup d’essai ne fut pas franchement un succès, pour ne rien vous cacher. Pourtant, deux ans plus tard, aux environs de Nice, mon ami Ferdinand Ferber réussissait – mais sans moi cette fois-ci – un premier vol plané de 25 mètres.

J’aimais beaucoup Ferdinand. Il était aimable, spirituel, d’une simplicité avenante. Il avait su se faire une place à part dans le monde de l’aviation où l’on appréciait autant la distinction de ses manières que la souplesse de son esprit et l’étendue de son érudition. C’était un gentleman de haut vol. Il me manque. 


Je suis très ami aujourd’hui avec son fantôme qui vit au Studio Ferber, dans la boîte noire (de Pandore ?) que j’évoquais lors d’un précédent billet. Je l’ai d’ailleurs surpris en train de se trémousser au vu et au sus de tous les diables, alors que La Grande Sophie enregistrait Quand on parle de toi – une chanson particulièrement chaloupée, qui, parole de ghostwriter, donne envie d’agiter son squelette sur le tapis de danse…

Je dédie mon « making-of souvenir » au fantôme de ce cher Ferdinand.

Images et mise en forme par Alpdf
Votre compagnon de voltige,

Alpdf

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Le 13/10/2011