1. Je est un autre

Si vous essayez de localiser La place du fantôme sur un plan ou si vous demandez votre chemin à la voix électronique qui accompagne servilement vos déambulations motorisées, alors je préfère vous le dire tout de suite, c’est peine perdue : la place du fantôme (O Fantasma !) n’existe que pour ceux qui ne la cherchent pas.

// La place du fantôme is probably exactly where you aren’t looking for it. //

La Grande Sophie m’a demandé si je voulais bien vous attendre à la place du fantôme, pour vous donner de ses nouvelles et vous raconter, à ma manière, l’histoire de l’enregistrement de son sixième album.

Elle a dit : « Je est un autre 1, n’est-ce pas ? Pourriez-vous, pour moi, être celui-là ? »

J’ai répondu : « Oui… Mais je me mettrai (un peu) à votre place, seulement si vous vous mettez (un peu) à la mienne. A ce moment-là, nous nous retrouverons à la place du fantôme. » 

Arthur Rimbaud

Cette page sera désormais, chers lecteurs, notre rendez-vous secret et régulier, une sorte de « cinq à sept » à heures variables (car La place du fantôme ne connaît pas le temps et n’a pas le temps d’apprendre à le connaître.)

Je serai à compter de ce jour et jusqu’à nouvel ordre, votre storyteller numérique, votre ghost writer blanc de peau, votre ombre portée à la portée de tous…, votre envoyé un peu spécial en lieu et place du fantôme, bien évidemment.

Je vous raconterai ce qui se prépare à l’ombre du grand saule et du fait médiatique ; je vous dirai ce que j’aperçois, ce que j’entends (au coma près et quitte à perdre connaissance), ce dont je doute, ce que je redoute, ce que je devine (quitte à me tromper), ce que j’imagine et ce que j’invente aussi, sinon quel intérêt… Parfois vous ne saurez pas qui, d’elle ou de lui, dit Je. Et eux non plus d’ailleurs.

J’ai l’intention de vous solliciter et plus souvent qu’à mon tour, pour me relayer à la place du fantôme. Aussi, je vous conseille de rester attentifs.

Post-scriptum : je ponctuerai la plupart de mes courriers, d’apparitions, trompe-l’œil, mirages, miracles, rêves, cauchemars ou autres hallucinations… Autant d’images gardées en mémoire par mes pupilles Reflex, que je projetterai ici ou là, sur votre écran néon. A vous de leur donner le sens qui vous convient, celui qui vous paraîtra juste.

A bientôt.

Votre hologramme dévoué,

 Alpdf

(A la place du fantôme)

Photographies par Alpdf 


« Ce  n’est  pas  une  image  juste,  c’est  juste une image »

Jean-Luc Godard

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Le 29/08/2011